Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 22:19

 

Ils croyaient n'être plus que cendre

après avoir brûlé des années,

quand leurs peaux peu à peu,

leurs ongles, leurs cheveux,

puis leurs dents et leurs os furent

dispersés au vent. Ils pensaient

qu'à présent rien ne pouvait les attendre.

 

Morts dans l'air vicié

donnés en échange de baisers

leurs âmes damnées.

 

Ils eurent hérigé

un autel au néant,

mangé la chair du père,

dormi mille ans.

Ils eurent fait l'amour dans la poussière

sans espoir, dans le gris pénétrant.

 

Aussi loin que portait le regard

nul désert que de haine

de sanglots amers.

 

Paysages intérieurs dévastés

par leurs croyances sublimes

que jamais nul amour

nul caresse

nul autre

que l'autre perdu.

 

 

 

 

 

 

Par Rose
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La poésie creuse la vie

Parée de son enfance et de tous les vices la poétesse pose sur le papier des mots qui tombent au-travers...

 

 

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