Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 23:44


Toi qui cherche de ton sourire celui de l'aimée

Où es-tu, toi qui transperces de souvenirs mon âme
Tes regards sont si lourds mais ton corps en poussières

se mêle à cette autre.

  Tu m'attires vers toi dans la noire atmosphère des lointaines années

Es-tu malade, triste ou fou, ou simplement absent?
Ou est-ce quelque mystère
De ta moue fragile
J'ai voulu te connaître, il me semble, tu me hantes

Ton homme, Ton frère, que sais-je
Je T'ai aimé c'est sûr
Ton sourire à l'allure
De la beauté facile
Et Ton regard la source agile
qui crève les tombeaux.
à jour le 7 oct. 2011
Par Camille
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Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /Mai /2009 01:00

Un beau soir d'automne ils s'en allèrent, si charmants et légers, entre les marroniers centenaires de leur vaste demeure. Au creux de leurs paumes, celle enveloppée de leur gentil amant, ils avancèrent lentement vers la sombre forêt au bout du parc. Tout autour d'eux n'était que nature couronnée de l'or du vieil été sauvage, le ciel avaient entre les branches le bleu tirant des longs crépuscules encore tièdes. Il y avait de la pitrerie dans l'air, comme si l'automne et l'été, main dans la main comme les amoureux, dansaient avec ivresse dans leur plus belle parure. Bientôt le bel hiver silencieux et tranquille endormirait de givre et de neige la profonde forêt.
Au détour du plus vieux de leurs arbres, la fille, de deux ans l'ainée, sortit un appareil photographique antique. Elle avait senti sur sa frêle nuque bouclée le souffle rauque et grave d'un monstre sorti droit de ses rêves, et ayant l'habitude de ces présentiments, elle avait eu envie de jouer contre son imagination. Depuis toute petite, elle vivait entourée d'une faune invisible d'êtres abominables, annonciateurs de catastrophes; et elle combattait avec une ardente joie de vivre ces apparitions terrifiantes. Le rire contre la peur, telle était une devise qui avait fait ses preuves. A chaque fois qu'elle sentait un danger sur un être cher ou sur elle même, les monstres la tourmentaient. Ils soufflaient, grinçaient des dents en croquant des petits os qui craquaient funébrement entre leurs cros acérés et poisseux, et la caressaient de leur doigts sombres à lui donner le vertige. Bien vite, elle avait su que la seule arme contre eux serait l'humour. Si soudainement elle se mettait à les traiter comme des animaux domestiques, si elle se moquait d'eux, piteux, ils disparaissaient. Cela n'empêchait pas la catastrophe d'arriver, néanmoins. Elle avait appris à cacher sa terreur devant la suite des choses, et  elle tachait de rire sans tricher, sans trembler. Elle faisait le vide en elle avant de retourner dans le monde où l'attendaient les véritables cauchemars, ceux qu'elle redoutait le plus. Plusieurs fois, elle en parla, et souvent, on lui recommanda d'éviter le surmenage, que ce qu'elle appelait "monstres" étaient pour tout le monde de simples mauvais présentiments. Il y allait bien aussi, pour tous, qu'une jeune fille aussi gaie et rayonnante ne pouvait pas être la proie d'une folie aussi lugubre, qu'elle leur faisait encore une plaisanterie à sa façon, à la manière d'une enfant qui souhaite se faire remarquer en faisant des bêtises de moindre importance.
Elle tendit l'appareil à son amant afin d'immortaliser sa jeunesse, son amour, et les moments merveilleux qu'ils vivaient ensemble depuis le début de l'été. Elle se tenait droite sous le feuillage immense et roux de l'arbre, elle remit en place ses cheveux et regarda le monstre accroupi près du jeune homme. Son sourire illumina le négatif et le monstre disparu peu à peu, ses griffes léchant dans un effort inutile le cou du jeune homme qui frissonna et proposa de rentrer. Le funeste présage à présent évanouit, la jeune fille courut et sauta dans les bras du garçon qui perdit l'équilibre et tomba dans l'herbe brulée en riant. Elle ne voulait pas se laisser controler par une peur qui ne l'aurait que rapprochée de ce qu'il pouvait arriver de terrible. L'ombre de la nuit gagnait toujours dans un premier temps l'orée de la forêt, les grands arbres allongeaient leurs silhouettes en direction du manoir de ses parents, abandonné en grande parti depuis quelques années déjà.

à suivre

Par Camille
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Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /Mai /2009 01:00

Une triste indolente en son manteau d'hiver
Ecorcha celui-ci à une rose Péreire

Sur la fine couche de neige marchant avec lenteur
Le silence étoffa son souffle de stupeur

"La rose sur la neige un coeur de femme blessée
Rouge brule la glace, encore gorgée d'été
Ses passions avortées ne peuvent que faire rire :
Il n'y a pas de vertu à se laisser mourir"

Elle leva la main pour arracher la rose
Quand celle-ci cogna comme un coeur de virtuose.

"Qu'allais-tu donc faire, femme sans réflexion,
Allais-tu de mon trouble accabler la passion?
Et peut-être penses-tu, O humble ignorante
Que la femme qui aime est toujours la perdante?

Mais ne vois-tu donc point quand le soleil s'éteint
Que de toutes les fleurs je suis de celle qui tient
A pousser vers le ciel et me nourir de larmes
L'amour qui veut me tuer m'a offert ses armes

Et toi petite fille déjà vieille encore vierge
Tu assèches ton temps à éteindre des cierges
Tu veux être tranquille pour vivre sans aimer
tu prends un air hautain, tu ne fais que trembler"

Les deux doigts secs cueillirent la rose sans douceur
dans le sein de la femme placèrent cette fleur

"Rose tu y croyais et déjà tu te fanes !
Je ris...! Et! Sens en moi une chaleur profane!

De ce nouveau coeur palpitant et serein
S'écoule en soleil le répugnant venin.

Je refuse d'aimer ! Loin de moi cette tombe
où le corps s'engouffre et infini y tombe..."

Par Camille
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 01:12
Que chaque mot soit l'éveil d'un sens, inspire ou effroi ou extase totaux. qu'il y est la note aïgue de l'enfance, la tranquille innocence feintée de l'amour. Que le clair obscur des pensées éclatent de mille feux profondément noirs. Malheureuse poétesse heureuse.
Par Camille
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Mardi 12 mai 2009 2 12 /05 /Mai /2009 00:46
Rien ne peut enlever l'impression persistante à ma mémoire de la brume mêlée au souffle chaud venant d'un ciel mitigé ou se chamaillent le gris tendre des nuage et le bleu transparent inventé par l'artiste...

Je suis la branche au vent et l'oiseau qui appelle, et l'amour dilué entre mes vaisseaux et ma bouche ouverte à ton souvenir.

Tu me manques et c'est si bon, j'ai une foi sans pays et tu es dans toutes les choses de la nature qui s'éveille se contemple et rayonne d'être si belle à nouveau.

Si bien que je m'endors à tes côtés, et que j'attend le moment où ma fenêtre ouverte apportera le doux délice de ta respiration.
Par Camille
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La poésie creuse la vie

Parée de son enfance et de tous les vices la poétesse pose sur le papier des mots qui tombent au-travers...

 

 

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