Dimanche 26 février 2012
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14:24
1920 ne fut pas une année
Mais le lieu affluant de ses yeux
Sur son front des amours fanés
Savoir là que jamais sera mieux
Impénétrable toi, j’aimais si fort
Si vite un tourbillon ton corps trembla
sur ma vie sans un bruit sans un effort
inscrivit son nom et s’en alla
Par Rose
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Lundi 11 octobre 2010
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Tu as déposé en moi un baiser froid comme une dent
Il couvre mes os de givre fin
Sorcier, dont les doigts font danser le marbre des Pergames
Sais-tu que ta lumière m'a parlé en silence ?
Suçant le boréal au fond de mes entrailles.
Ma tête est fendue par l'éclat des astres mélangés -
Le Boréal a dévoré les entrailles
Venus l'a empoisonné
Lune nappée d'ardents de silencieux soupirs
Soleil à la trace violente qui nous creva les yeux
Jupiter au temps inconsolable
Par Rose
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Lundi 4 octobre 2010
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22:19
Ils croyaient n'être plus que cendre
après avoir brûlé des années,
quand leurs peaux peu à peu,
leurs ongles, leurs cheveux,
puis leurs dents et leurs os furent
dispersés au vent. Ils pensaient
qu'à présent rien ne pouvait les attendre.
Morts dans l'air vicié
donnés en échange de baisers
leurs âmes damnées.
Ils eurent hérigé
un autel au néant,
mangé la chair du père,
dormi mille ans.
Ils eurent fait l'amour dans la poussière
sans espoir, dans le gris pénétrant.
Aussi loin que portait le regard
nul désert que de haine
de sanglots amers.
Paysages intérieurs dévastés
par leurs croyances sublimes
que jamais nul amour
nul caresse
nul autre
que l'autre perdu.
Par Rose
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Lundi 13 septembre 2010
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22:32
Desrosieres
N'éclabousser plus d'ombre mes roses.
Gilles. Antoine. Toto.
Pas un héros, Toto.
To! Toto troue le coeur tout mou des petites connes pour y fourrer son gros totem.
Et il criait - Mais comment faire ! Comment faire pour m'arrêter ! J'aime trop cela ! Mais quoi au juste !
Pas un héros, Toto.
Par Camille
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Dimanche 31 mai 2009
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17:51
J'ai connu après un chagrin un homme dont je fus la moitié et qui fut mon double. Et je n'aurais pas connu le véritable feu sans celui qui de ses flammes froides me rongea avant de le
rencontrer.
J'allais sur mes dix-huit ans. Nous étions vierges, incompétents, sensuels. J'avais en moi, plus que lui, la terrible envie de lui appartenir dans le secret du sang et du sperme, d'avancer avec
lui, avec passion, vers l'extraordinaire sexualité. Je m'empressais, dans les hautes chambres de sa maison, de me coller tout contre son corps déjà adulte et de frotter mes lèvres à chaque partie
de sa peau. Je m'appuyais avec tendresse et ferveur. Il fut le premier à qui j'offris à la fois mon coeur, mon corps et des choses qui existent et restent encore aujourd'hui la part d'ombre de
mon être. Quand nous fîmes l'amour, la première fois, je partais en vitesse. Combien je fis d'effort pour cacher mon sourire, et ce nouveau soleil en moi! Je ne peux m'empêcher de penser qu'il
fut, lui aussi, ébranlé ce jour-là: je sentais, des pieds à la tête, l'odeur de son sperme, de sa sueur, et sous moi, entre les fibres de coton d'une petite culotte mouillée tremblait et battait
un nouveau coeur de sang, une exquise déchirure.
Par Camille
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